Ça y est, je l’ai trouvé. C’est un Dodge 1997 Roadtrek de 17 pieds (5,2 m) de long. Il a cuisine, frigidaire, comptoir rétractable, salle de bain, un salon qui fait office de chambre avec lit double, table de nuit, deux placards, un garde-manger et trois tiroirs. Tout ça dans un intérieur de 2,5 mètres de longueur par 65 cm de largeur sur 1,80 mètres de hauteur.

Au Québec, on dit communément « une » van mais par souci de cohérence nous conserverons le masculin pour désigner le van, aussi appelé camper van, ou FloMobile pour les intimes. Ce van appartenait à un couple de retraités de Saint-Antoine-Sur-Richelieu qui l’utilisaient pour aller voir leur fille et petits-enfants à Fort McMurray en Alberta. Ils ont réalisé qu’ils ne s’en servaient pas assez pour le garder même si je pouvais sentir le grand amour qu’ils avaient pour ce véhicule avec lequel ils s’étaient créés tant de souvenirs.

C’est drôle, l’attachement qu’on peut développer pour un tas de tôle et de pneus. L’humain a une sorte d’incompréhensible passion pour ses machines, particulièrement ses véhicules. Surtout lorsqu’ils ont quelque chose d’unique, soit parce qu’ils vont vite, soit dans mon cas, parce que ma maison se trouve là-dedans, comme si on acquérait un certain statut, comme si sans ces engins nous ne pourrions nous définir tels que nous sommes. Je me suis longtemps demandé quelle était la raison de cette affinité particulière, et je pense avoir la réponse que je délivrerai un peu plus tard dans ce chapitre (admirez mon sens de l’intrigue).

Cela faisait depuis décembre que j’avais démissionné, incertain de mon futur professionnel, n’ayant aucune idée de mon futur relationnel, mais sûr et confiant en cette vie en van alors qu’elle n’avait même pas commencé et qu’il y avait beaucoup de paramètres inconnus que je devrais résoudre au fur et à mesure de cette aventure au long terme :

  • Où me stationner la nuit?
  • Comment survivre financièrement au coût de l’essence?
  • Comment me doucher dans ce corridor d’un mètre cube et demi où je ne peux même pas me tenir droit?
  • Et si je tombe malade?
  • Et si j’ai un accident?
  • Et si je perds mon permis?
  • Et si mon réservoir de propane fuit?
  • L’isolement que je m’impose est-il un risque de devenir trop solitaire?

Tant de questions auxquelles j’ai finalement toujours trouvé une réponse, mais qui sur le moment, alors que rien n’avait commencé, me démobilisaient. Comme si je me cherchais une raison pour ne pas embarquer dans ma propre vie.

Toutes ces peurs qui nous animent ont un point commun : elles impliquent quelque chose qu’on ne contrôle pas. Nous sommes si habitués à vouloir tout préparer afin de ne pas tomber dans l’improvisation, si habitués à pré-produire toute notre vie, si habitués à dire non, par peur de l’improvisation parce qu’on l’associe à ceux et celles qui ne savent pas organiser leur vie, ignorant toute la liberté qu’improviser apporte. Tant de petites peurs anecdotiques qu’on accumule, des centaines de question qui ont toutes rapport avec quelque chose de matériel et qui nous paralysent.

Ma mère m’a souvent répété qu’à tout problème, il y a une solution. Dit comme ça, ça peut paraître comme le plus gros des lieux communs, mais quand la situation nous concerne, c’est soudain moins évident. Une fois qu’on accepte nos problèmes et nos peurs, on se débarrasse instantanément de toute l’anxiété de ne pas les résoudre. Nina Simone dit cette phrase un jour lors d’une entrevue que je garde en moi comme un slogan : « être libre, c’est ne pas avoir peur ».

Malgré les doutes, la vie en van demeurait quand même une obsession. Jusqu’à aujourd’hui alors que j’écris ces lignes, je ne m’étais jamais demandé pourquoi. Quelle est l’origine de cette tendance à vouloir vivre dans un van? Pourquoi de plus en plus d’entre nous lorgnent ce mode de vie. D’où vient cette fascination pour la vie sur la route? Est-elle une lubie américaine? Ou y a-t-il quelque chose de rationnel derrière la volonté d’emménager dans un camion? Cette vie permettrait-elle une émancipation par le vagabondage? Ou n’est-elle qu’un simple caprice bourgeois-bohème consommateur de pétrole?

Au-delà du mythe romantique du Volkswagen Westphalia orné de fleurs (qui tombe en panne tous les soixante-dix kilomètres, oserais-je ajouter), un bon nombre de raisons expliquent pourquoi on retrouve des archétypes précis parmi les « full-timers* » (*personnes vivant dans un véhicule motorisé à temps plein).

Autrefois les full-timers étaient principalement des retraités. Mais aujourd’hui on peut voir une tranche sociodémographique émerger et représenter une bonne portion des nouveaux full-timers. En caricaturant voici leur portrait : jeune millénial entre mi-vingtaine et mi-trentaine, travaillant dans un milieu saisonnier non permanent ou sur contrats, célibataire, parfois en couple, et dont la sensibilité sociopolitique est plutôt axée sur l’autonomie ou l’expression d’un certain besoin de « sortir du moule », d’explorer une autre « alternative » à ce que le modèle traditionnel est.

Mais quel serait ce dit-modèle que presque toute une génération semble remettre en question? Une vie de bureau? Une vie de chat d’appartement? Pour beaucoup pourtant, c’est une vie de rêve, ou tout au moins une vie convenable dont on ne devrait pas se plaindre. Je l’ai vécue comme un mal nécessaire dans l’attente passive d’autre chose sans savoir quoi, mais jamais comme un rêve.

Comme si le rêve, c’était se joindre à tout prix à une vie urbaine avec un emploi à avantages sociaux et un condo de plus en plus grand dont on ne sera jamais propriétaire, une petite voiture neuve achetée sur un plan mensuel débité chaque mois avec notre abonnement Internet, une vie routinière oscillant entre heures de bureau alors qu’il fait jour dehors, et deux semaines de vacances en République Dominicaine (alors que de l’autre côté de cette île en Haïti se répand toutes les misères du monde)… En quoi cela relève-t-il du rêve? (Petit aparté: je n’ai d’ailleurs jamais compris comment, dans notre société du « Nord », pourtant si pleine d’hyper-conscience sociale, on pouvait se rendre dans le « Sud » sans se soucier du pays tant qu’il y a du soleil, comme si on s’était donné le droit d’envahir ce « Sud » chaque hiver sans comptes à rendre.)

Pour d’autres, tout cela n’est qu’un cauchemar nécessaire, pire, celui que leur entourage a conditionné et établi comme une norme de succès médiocre où il faut simplement survivre le temps de trouver ce qui nous allume.

 

Dans ma vie de bureau, je surpris plus d’une fois des conversations qui allaient ainsi :

« J’ai décidé que j’ai travaillé si fort cette semaine que je méritais [de m’acheter] un beau chandail. »

Ce chandail, bien qu’anodin, illustre à merveille le piège dans lequel le confort nous amène. Cette personne a travaillé si fort, que pour se récompenser elle allait acheter un -MATÉRIEL-. Pourquoi ne serait-elle pas satisfaite par le simple fait d’avoir travaillé si fort? Non, son travail est un fardeau mais lui permet d’acheter de quoi soulager ce même fardeau. Quelle durabilité y a-t-il dans un système qui nous fait acheter un objet sans apport créatif pour nous soulager d’une dure semaine?

J’ai souvent agi selon ce schéma, j’ai même grandi comme jeune adulte nourri par ce système de récompense, et ça n’a simplement aucun sens. Comment vivre pleinement et librement si on ne se détache pas de ce besoin de la carotte pour s’épanouir? À épouser ce système de chantage, on ne fait que retarder une perdition certaine ou un aveuglement éternel. Comme ces enfants un peu agités dont on récompense le calme par une heure de télévision supplémentaire.

 

Nous choisissons une vie de confort trop tôt et lui donnons beaucoup trop de valeur. On nous apprend à jouer la carte de la sécurité, à répliquer un modèle de vie datant d’il y a trente ans, désirant tous devenir ces classes moyennes un tantinet supérieures avec conscience sociale en option, sans voir que ce modèle de classes qui s’appliquait jusqu’à la génération précédente a aujourd’hui implosé.

C’est étrange quand on y pense. Pourquoi chercher à conserver et répliquer un modèle qui a causé et cause encore plus que jamais des sociétés malades emplies d’individus en dépression, en burnout, clairement dus à leur mode de vie; société faite de divorcés perdus, de célibataires faussement indépendants, d’enfants mal-éduqués mal-aimés délaissés, en quête éternelle d’attention parce qu’on n’avait pas le temps pour leur en donner quand ils étaient plus jeunes, à qui on veut inculquer que c’est cela le rêve et pas autre chose, espérant qu’ils copieront en un peu mieux ce que la génération d’avant a accompli.

Depuis une dizaine d’année, émerge une disparité sociodémographique grandissante qui va au-delà de ce qu’on appelait autrefois classes sociales. Certains, par pression sociale et/ou familiale souvent imposée par eux-mêmes, veulent accéder à toute vitesse à l’idéal statut de maturité avancée : la maison, la voiture, les enfants, la carte de fidélité à l’hypermarché. Une vie régie par des fins de semaines et des vacances planifiées onze mois à l’avance. D’autres vivent leur vingt-ans pendant plus de vingt ans, à être d’éternels adolescents abusant de tout sans réel sens des responsabilités, prenant leur je-m’en-foutisme de longue haleine comme une forme de liberté. Y aurait-il une place entre les deux qui pourrait servir de nouveau modèle? Car une fois que tu as ta maison, ton petit emploi avec plan d’épargne retraite… que vas-tu faire de 27 à 90 ans, qui vas-tu être dans ces trois autres vies qu’il te reste? Mais aux adulescents, on peut également demander : que souhaites-tu laisser de toi dans cette existence pour avoir l’impression de l’avoir vécue tout en ayant progressé en tant qu’individu et construit quelque chose, en ayant choisi une direction?

L’espérance de vie a probablement atteint un seuil, mais admettons que nos générations actuelles se rendent jusqu’à 80-90 ans. À moi et mes 26 ans passés, il me reste donc trois quarts de vie. J’aborde mon deuxième quart, bientôt terminerai mon troisième quarts et entamerai mon quatrième. Soudain, cette vision en quarts ne me donne plus envie de vivre tellement elle paraît courte. Tant qu’à faire en finir tout de suite.

 

Changeons alors ces trois quarts qu’il me reste en années : 75 ans. Wow. 75 ans pour continuer la poursuite de petits moments. 75 ans pour explorer toutes les possibilités. Ça éclipse tout à coup la peur de vieillir.

On a l’impression que chaque année passe plus vite, mais en fait, n’est-ce pas simplement parce que j’ai plus de choses à faire donc logiquement moins de temps à regarder passer le temps? 75 ans, c’est, laissez-moi calculer… 900 mois. 27 000 jours. Demain, 26 999 jours. Tout à coup, une autre perspective : ça ne me parait plus tant et un stress immense monte en moi à l’idée de gâcher un jour de plus à perdre mon temps avec des soucis matériels et des interactions négatives.

Bref… Cet exercice permet de réaliser que notre perspective diffère selon nos faits, alors qu’à l’échelle de l’univers, rien ne change. Nous sommes tous égaux sur le plan arithmétique. À un moment ou à un autre, il nous reste tous autant de choses à vivre, ou à ne pas vivre, tous autant de temps pour essayer. Mais au lieu de faire tout trop tôt pour réaliser à 48 ans qu’on est passé à côté de sa vie, qu’on n’a jamais possédé son existence, tenu par des milliers de paramètres matériels et émotionnels externes à notre contrôle, pourquoi ne pas prendre plus de temps à se connaître, à apprendre à ne pas blesser ni soi-même ni les autres, à devenir mature pour aborder la vie à l’âge qu’il faut?

Cette vie en van (ou #vanlife si vous voulez avoir des likes sur Internet) résulte donc du constat qu’il y a tellement à vivre, tellement à essayer, et que la vérité se trouve dans l’ailleurs : il faut voyager, se dépayser pour mieux revenir. Nous vivons à l’époque la plus facile et confortable de toute l’histoire de l’humanité, bien loin d’une vie de survivance, ne réalisant pas que cette vie confortable dont nous disposons est une goutte d’eau dans nos millénaires d’essais et d’erreurs. Ayant passé plus de temps à être des chasseurs-cueilleurs nomades que des utilisateurs de Facebook, notre cerveau et patrimoine génétique n’ont jamais été préparés à vivre cette indigente oisiveté, ce nombrilisme pernicieux ouvrant la porte à toutes les névroses. L’accès à l’intelligence du canapé et au confort dont nous disposons presque tous aujourd’hui nous a paradoxalement enlevé beaucoup de liberté. C’est cette même poursuite du confort qui nous a condamnés.

Entre le nomade du Pléistocène paléolithique supérieur et le touriste consommateur de l’Anthropocène se trouverait donc un retour vers un voyage à échelle humaine dans une tente mobile et solide perméable à beaucoup : la vie en van.

Je n’utilise le mot que maintenant mais je pense qu’il est la clé : ce qui définit tout être humain pour qui le désir de liberté est plus fort que le désir d’entrer dans un modèle est l’importance qu’il donne à son indépendance.

Mais est-on jamais indépendant? Sûrement pas. Cependant, c’est cette recherche constante d’indépendance de mouvement, de pensée, de production qui définit notre humanité. Si je devais faire une liste des dépendances de ma vie en van, je réaliserais à quel point la vie sur la route a des limites et dépend de nombreux autres paramètres :

  • Essence pour rouler
  • Eau et stations de vidanges pour vidanger
  • Passeport, visa si on veut sortir de nos pays
  • Électricité pour charger appareils électroniques
  • Mécanique du van/pannes/changements d’huile (donc garagistes)
  • Connectivité
  • Besoin d’adresse fixe pour permis et assurance
  • Nourriture
  • Canicules d’été, froids extrêmes d’hiver

Faire cette liste afin d’identifier nos dépendances et séparer le nécessaire du superflu est un exercice essentiel. Le concept d’autosuffisance est comme celui d’une vie sans argent : elle comporte tout autant de dépendances qu’un autre modèle, mais le fait d’essayer d’être plus autonome malgré un système dont le fondement-même est basé sur l’interdépendance est déjà une petite victoire.

Quelque chose dans le monde moderne actuel est en train de se passer. De la même manière que les Zheng He et Marco Polo d’antan ressentaient la présence d’un ailleurs sans le désir d’envahir comme ce fut le cas plus tard, les #vanlife addicts ressentent que c’est en pourchassant un ailleurs préhensible avec un peu moins de confort mais plus de liberté qu’ils peuvent découvrir une certaine idée de l’existence.

J’ai voyagé en avion à travers des mers, en train découpant des frontières, en autobus longeant des plaines, à vélo traversant un continent… Mis à part le vélo qui fut une expérience unique, aucun de ces moyens de transport ne m’a jamais apporté autant de paix et de réponses que la vie sur la route. Toute la fascination que nous avons pour l’automobile et l’addiction à ce mode de transport pourtant si peu durable n’a rien d’un hasard.

L’humain retrouve dans la route une sérénité qu’il n’a pas ailleurs. Comme si, avec son véhicule à lui (et sa maison dans mon cas), il pouvait régler tous ses problèmes, être maître de son destin, échapper à son ordinaire.

Chaque fois que je me trouve en plein milieu des congestions que ce soit sur l’Autoroute 20 à Montréal ou la Don Valley Parkway torontoise pare-choc contre pare-choc, je me demande ce que font tous ces gens seuls dans leurs voitures au milieu de ces autoroutes à quatre voies à l’arrêt. 60 minutes pour faire 10 kilomètres sur une voie « rapide ».

Ce qu’ils font tous, c’est essayer de s’échapper, de se créer un moment à eux. Ils se plaindront des congestions, mais n’avoueront pas cette addiction bizarre à être, comme on dit, « pogné » dans le trafic.

Que fait le représentant commercial constamment en déplacement, le camionneur, le motard, le cycliste du dimanche? Il s’échappe. Il est à la poursuite d’une liberté qui n’a plus dans sa vie quotidienne. Échapper à son hypothèque sur une maison qui lui appartiendra que dans trente ans s’il ou elle parvient à rester en contrôle d’une vie qu’il ne contrôle pas. Échapper à une relation qu’il ou elle s’est imposé à lui-même, échapper à un patron, échapper à un environnement, une situation toxique pendant un bref instant, que ce soit 20 ou 200 kilomètres. Tout simplement parce que nous sommes des nomades. Nous avons besoin du mouvement.

La vie en van est à mes yeux la matérialisation aboutie de ce désir d’échapper à ce qui nous tient, tout en ayant le luxe de ne pas avoir à revenir le soir. Et le risque dans cette vie est de développer une addiction. Une addiction à ne pas avoir de loyer. Une addiction à pouvoir dire fuck off à tout quand ça vous chante. Car il y a tellement plus de monde à voir et de gens bons à rencontrer par hasard loin de chez soi, tellement plus à apprendre de l’inconnu que de la routine dangereuse. On a rarement cette liberté dans nos vies sédentaires.

Pendant une ancienne relation, la personne avec qui j’étais m’a plus d’une fois détesté (avec raison?) lorsque je la menaçais de partir dès que nous nous chicanions alors qu’elle me reprochait de vouloir trop aller en profondeur pour résoudre nos conflits (à lire ces interminables lignes, on pourrait la comprendre…). Mais ce qu’elle ne comprenait pas était que mon van s’avérait être la seule réponse dont je disposais pour résoudre des conflits sans raison autre qu’un simple échec amoureux. Et ma partenaire ne disposant pas de ce moyen d’échapper m’en voulait de jouir de ce privilège de pouvoir juste dire adieu à ce qui m’est néfaste et bonjour à ce qui m’attend. C’est une envie que je vois souvent sous-jacente aux critiques que je reçois d’ailleurs. Ne pas s’alourdir d’attaches matérielles à entretenir et de relations qui vous mènent vers le bas est aujourd’hui un luxe. Choisir ce qui est bon pour soi et se détacher de ce qui nous aliène est aujourd’hui une science.

À tout moment, on se doit de confronter ce que l’on « veut ». La vie qu’on croit idéale parce qu’on nous l’a survendue? Ou cet inconnu qui permet de se découvrir chaque jour sous un nouvel angle mais qui n’est pas aussi facile à adopter parce qu’il n’y a pas de modèle prédéfini.

Ma vie mobile présente de nombreuses limites, mais jamais je n’aurais imaginé que ces limites puissent devenir une source d’émancipation aussi puissante, permettant de découvrir ce qui est important pour soi, ne donnant pas le choix de faire face à des problèmes et de les résoudre, apprenant à lire ses instincts, forgeant un chemin et des valeurs toujours ouvertes à d’autres valeurs, faisant poursuivre une idée quelle qu’elle soit, exposant à la complexité de vérités variables, montrant que beaucoup est possible, qu’à peu près tout est faisable si on en a seulement la volonté, et que le simple fait de se poser la question est parfois la seule réponse dont nous avons besoin pour avancer.

 

 

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12 réflexions sur “2

  1. Superbe témoignage !
    Je suis actuellement en pleine remise en question de beaucoup de choses et j’hésite a partir vivre en van. J’avoue que ton texte m’a presque mis les larmes aux yeux par moment, peut être qu’il aidera l’idée a faire son chemin

    Aimé par 1 personne

    1. Qu’il aille se faire foutre ce pauvre con! Il n’a rien inventé, ça fait des années qu’il y a des gens qui font ça alors pourquoi se branler devant sa gueule! Putain, mettez un article avec des gens qui n’ont pas l’air de caricatures de hippies ça changera! Maintenant être un peu écolo ça veut dire bien pensant, mon cul! Marre de ce diktat de la gauche couillonne avec des cons improbables qui se la joue comme dans des films! La réalité est tout autre, réveillez vous!

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      1. Je ne comprends pas vraiment votre commentaire. Je n’ai aucun agenda politique dans mon projet, au contraire, j’essaie de montrer que chacun peut se faire son chemin pour devenir plus conscient et en contrôle de son existence. Je n’ai également jamais dit que j’avais inventé la roue.

        Contrairement à ce que vous sous-entendez, je ne pense pas que mon contenu donne l’impression que je suis une caricature de hippie. C’est même tout le contraire! Car si vous voulez mon avis quant à ce que vous affirmez sur le « diktat » de tel ou tel point politique, je crois qu’il serait même dans l’intérêt du capitalisme de justement encourager les individus à se forger leur chemin et cultiver leur esprit entrepreneur.

        Cordialement,

        Florent

        Aimé par 2 people

    2. Depuis plusieurs années je dégringole ( séparation, AVC, perte de clientèle, baisse de revenus et pour finir je vends ma maison pour m’acheter un camion. A 58 ans je commence une vie en camion aménagé et ça me rajeunit de 20 ans. Ma maison vendue, j’achète un camion et je l’aménage et je vais vivre dans la région nantaise tout en développant une entreprise pour repartir dans de nouvelles aventures. Mais je compte bien aussi voyager partout en France et peut être en Europe en fonction de mes moyens.

      Alors oui Romane tu peux hésiter mais tu peux aussi ne pas hésiter. Saint Exupery à dit un jour qu’il faut cesser de chercher des réponses aux questions, il faut plutot « lancer des énergies » et les réponses viendront. Car les réponses, les guerisons et les solutions sont toujours là quand nous faisons le choix de vivre « notre vie » celle qui est au coeur de nous, celle qui nous crie sans cesse de l’écouter

      Belle vie a toi et embrasse l’Uni-vers

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  2. C´est pas toujours facil d´aller à contre courant et tout dépend si tu veux travailler pour vivre ou vivre pour travailler. Ton témoignage est comme un baume pour qui bourlingue sur les routes de la vie depuis……
    Que sigas así y nunca olvides quíen eres

    Aimé par 1 personne

  3. Ton chemin de vie me fait penser à un de mes films « cultes; « into the wild ».
    Quelle est la nature de tes ressources « financières » pour couvrir tes charges incompressibles ?
    Eric

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  4. Woww! C génial de prendre des risques de vivre librement !! Moi aussi je suis dans la même réflexion présentement depuis que je suis séparé et que là japprend vraiment a me connaître . je rêves de faire la même chose que toi , jsuis a rendue a 38 ans et j’ai l’impression d’avoir perdu une partie ma vie a faire comme tout le monde se fondre dans un moule . mais il y a quelques chose en moi qui veut vivre comme toi tu a osé partir a l’aventure de la vie.

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  5. Bonjour Florent, c’est toujours aussi bien écrit. Tu as tout compris de la vie. Bravo à toi. Après il y a le problème financier la peu de l’inconnu. J’envie ton courage. Quand je serai dans une problématique de survie je franchirai surement le pas. J’ai toujours eu au fond de moi ce goût de voir ailleurs de fuire cette vie qui ne me convient pas du tout. Et surtout avoir cette liberté qui n’a pas de prix. Cette de vie de salarié, formaté comme un robot pour consommer et enrichir les multinationales. Gouverné par des politiques qui ne pensent qu’à leur avantages leur conforts en trichant en toute impunité. merci à toi pour nous donner ce courage et surtout nous faire rêver.

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  6. Je suis avec intérêt ton « aventure ». Très étrangère à cet univers j’ai mis un peu de temps pour comprendre ta démarche pour la « beauté du geste » :).
    Je ne sais pas au fond si cette approche de la vie t’enfermera dans ton monde ou sera l’occasion d’en ouvrir d’autres. Un peu des deux sans doute.
    Et c’est bien le manichéisme le plus grand piège, cette radicalité à la recherche d’un absolu 🙂
    Je suis plus vieille donc beaucouuup plus sage 🙂 (merci pour le décompte des années L’ANGOISSE), le monde c’est une idée, comme un concept. On se crée nos croyances et on avance avec ça qu’il s’agisse d’un job, des amours, des amitiés, de l’argent..
    Je trouve dommage d’avancer dans la vie par opposition et de se définir en tant que tel.
    Autant je comprends parfaitement l’esprit d’aventure qui anime un mec comme Sylvain Tesson, qui utilise la quête du mouvement comme point de départ à une production littéraire autant j’ai plus de mal à comprendre quand il n’y a pas de projet artistique/sportif/humanitaire. Vivre pour s’échapper cela reste se définir par rapport à ce qu’on ne veut pas.
    J’ai comme toi et beaucoup opérer cette crise existentielle de cadre sup.,depuis j’enchaîne les expériences de vie comme affamée par les possibles. Mais dans quel but ? Je l’ai fait sans le voir.
    Peut être que le piège du temps s’est refermé sur moi, 🙂 …pas d’attaches, pas d’appart, rien de matériel (si mes sacs/chaussures et mes livres ahhahah). Il est temps pour moi de repenser tout cela en m’appuyant sur mes apprentissages et de me poser. Je n’ai pas tout trouvé mais j’ai été voir ailleurs, et c’est bien de se rendre compte que ce que je cherchais était peut être juste en moi.
    Je tenais à t’écrire ce petit mot car c’est bien étrange de partager une partie de sa vie, et c’est aussi assez émouvant de le faire avec le coeur que tu y mets. Ton expérience n’a rien à voir avec la mienne bien qu’elle soit identique et c’est assez beau que l’intime soit universel. Je réfléchi depuis à cette fuite assez vaine à ce que c’est que vivre au plus proche de soit et de cette notion de liberté qui nous enchaîne bien souvent. OUI je suis assez compliquée et prise de tête hahahha.
    Evidemment ton français un peu désuet est assez marrant à écouter, et ce canada si sauvage fascinant.
    xoxoxo

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